Pourquoi les femmes doivent-elles se préoccuper de planification financière ?

La situation économique des femmes est souvent différente de celle de leur conjoint. Elles gagnent en général moins d’argent et, par conséquent, elles contribuent moins aux régimes d’épargne-retraite (REÉR) et aux autres régimes de pension du Canada. Et puisque les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, le peu d’argent qu’elles auraient mis de côté devra servir plus longtemps.

La planification financière n’est donc plus l’affaire exclusive des hommes mais doit également préoccuper les femmes.

Compte conjoint ou compte personnel ?

Beaucoup de couples utilisent un compte conjoint pour payer les dépenses communes comme l’hypothèque ou le loyer, les services publics comme l’électricité et le téléphone, et la nourriture. Par contre, pour les épargnes, il est préférable d’avoir un compte personnel afin d’avoir un meilleur contrôle sur la situation financière personnelle.

Il faut cependant tenir compte que, lors d’un décès, les comptes personnels sont gelés jusqu’à la lecture du testament ou, s’il n’y a pas de testament, jusqu’à l’administration de la succession, ce qui peut prendre un certain temps.

Carte de crédit conjointe ou carte de crédit personnelle ?

En utilisant la carte de crédit de son conjoint, une femme n’établit pas son propre crédit. Plusieurs femmes ont ainsi eu de la difficulté à avoir accès au crédit à la suite du décès de leur mari ou à la suite d’un divorce. De plus, dans le cas d’un divorce, les deux conjoints sont également responsables de s’acquitter des dettes figurant sur une carte de crédit conjointe. Il est donc important d’avoir une carte de crédit à son nom.

Une institution financière fera crédit à une personne employée, dans la mesure où elle vous considère comme un bon risque. D’après la loi provinciale relative à la protection du consommateur, la Consumer Protection Act, aucune institution financière n’a le droit de refuser le prêt à une personne en raison de son sexe ou de son état civil.

Qu’est-ce qu’une faillite ?

La faillite est un acte judiciaire vous exonérant de certaines créances et parfois de toutes vos créances. Vous pourriez être admissible à la faillite si :

  • Vous devez au moins 1 000 $ ;
  • Vous ne pouvez effectuer de paiements réguliers selon les dispositions prévues dans le prêt ; ou
  • La valeur de vos avoirs est moindre que celle de votre dette totale.

Bien que faire faillite puisse sembler facile et intéressant, il s’agit d’une démarche sérieuse et vous ne devriez examiner cette possibilité qu’en dernier recours. Si vous éprouvez des difficultés financières, vous devriez parler de votre situation à un consultant en matière de dettes pour examiner les options qui s’offrent à vous.

Quels sont les inconvénients de la faillite ?

Il existe un certain nombre d’inconvénients à faire faillite :

  • Vous devrez présenter un rapport financier de façon régulière au syndic de faillite et celui-ci pourra prendre des décisions que vous n’auriez pas nécessairement prises, comme vendre un véhicule.
  • Vous pourriez éprouver des difficultés à emprunter de l’argent, du moins à court terme, et votre cote de solvabilité sera affectée en raison de votre faillite.
  • Votre capacité d’obtenir un crédit après votre réhabilitation dépendra de votre capacité à convaincre un prêteur potentiel de votre réhabilitation financière.
  • Si vous faites faillite comme étudiant, vous devrez attendre au moins trois ans après votre réhabilitation avant d’être à nouveau admissible à un prêt étudiant.
Mon partenaire est-il responsable de payer mes dettes ?

Votre conjoint, votre conjoint de fait ou votre conjoint de même sexe n’est responsable de vos dettes que s’il s’agit de dettes communes, par exemple, si vous avez un prêt conjoint ou si vous avez une carte vous donnant accès au compte de carte de crédit de votre conjoint ou de votre partenaire.

Attention : Cet article n’est pas un avis juridique. Pour toute question juridique spécifique, communiquez avec un avocat francophone.